13.05.2008
Bien dormi? ... La première nuit
Non, il ne s’agit pas de sexe, de galipettes, ni de tout autre chose de l’ordre de la luxure.
Il s’agit là simplement de la première nuit partagée avec l’Autre. Celui /celle avec lequel /laquelle un premier réveil matinal est partagé.
Alors certes, ce premier partage d’intimité n’appelle pas toujours d’émotions particulières. La lèvre et le menton tremblotant, l’œil énamouré en regardant l’Autre endormi, l’émotion, ne seront pas de la partie pour un réveil aux côtés d’une « expérience » d’une fois. Mais lorsqu’une once de sentiment, le début de "quelque chose" est là, avouez tout de même que ce moment est souvent particulièrement charmant… Enfin, disons plutôt que c’est un moment qui a son charme.
La première nuit passée ensemble et le premier réveil constituent pour certains un moment anodin, banal. Mais, pour d’autres, il s’agit là d’un réel partage d’intimité. C’est tout de même laisser l’Autre se rapprocher, se laisser découvrir à nu. Un moment parfois même plus intime que le sexe. Certainement pour cela que le coup d’un soir, n’aime pas partager ce moment, partant au petit jour, une fois la petite affaire effectuée et consommée … ?
Et d’ailleurs comment se déroule cette première nuit ?
Ah mais si, c’est intéressant! La chorégraphie du sommeil, la danse nuptiale-nocturne en couple est assez drôle parfois à observer.
Le koala et son eucalyptus: celui/celle toujours accroché(e) à une partie du corps de l’autre, le bras, le cou, une jambe, un sein, ou que sais-je encore.
Le couple Tétris corporels. "S'emboîter coûte que coûte", telle est leur devise. Un record à battre chaque nuit?
L'envahisseur: Prévoyez une couette de secours et éventuellement un matelas d'apoint dans l'éventualité d'une expropriation ou expulsion par le partenaire faisant l'étoile de mer sur toute la surface du lit.
L'indépendant/en solo : chacun de son côté du lit, point trop n’en faut! Chacun pour soi la nuit, on se retrouve à la levée du soleil, ok ! Attention tout de même en cas d’incompatibilités. L’alliance "koala" + "indépendant" peut donner un mélange détonnant (« Pfff mais quel pot de colle, mais lâche-moi bordel ! »). Généralement, le "solo" qui ne s’adapte pas se fait la malle au bout du lit une fois le kola neutralisé/assomé endormi (un bon compromis).
Et il y a ceux qui se tiennent à carreau. Pas de faux-pas la première fois. Le musée des horreurs ouvrira ses portes plus tard. N'effrayons pas tout de suite.
Puis, à l’aube (oui, bon. L’aube c’est plus charmant que « sur les coups de 14 heures »). Donc. A l’aube, c’est l’occasion d’en apprendre encore d’avantage.
C’est donc l’occasion de découvrir l’Autre plus naturel, avec sa vielle gueule sa bouille et son humeur du matin. Est-il tête ronchon ou smiley matinal, deux de tension ou pile électrique dès l’œil ouvert. Est-il du matin ou.. (ah, on s’égare…).
Bref, ce premier réveil partagé à deux, après la nuit ?
Photos: Sally Gall , Christian Crisbasan
Arthur H "Confessions Nocturnes". Un chanteur que j'aime beaucoup (quelle voix!). Je ne me lasse jamais, d'écouter les dernières 1min 30 d'instru' sur ce morceau.
Egalement dans mes oreilles en ce moment: General Levy/ M-Beat. Un bon vieux morceau Jungle/ragga dont je ne me lasse pas. Ca secoue là-dedans! Aller, debout!
05:02 Publié dans Musique, Musique: beauté et esthétique pour nos oreilles, pensées | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : couple, musique, arthur h, general levy, ragga, jungle
08.02.2008
Quelqu'un m'a dit...
Hier soir:
"Pourtant quelqu’un m’a dit, Milla, mais lâche-toi un peu
C’est quelqu’un qui m’a dit, Milla, mais lâche-toi un peu
Serait-ce possible alors…"
La la la !
Aller tous ensemble ! (c’est tendance le karaoké parait-il. Et Carla aussi… M’enfin moi le karaoké…).
Et bien non, ce n’est pas possible.
Bref, je n’entrerai pas dans les détails du pourquoi et du comment de cette demande de lâcher prise, d’ouverture des vannes, de dilatation de l’esprit, de spontanéité, ou que sais-je encore.
C’est certainement mon côté Bree qui explique celà.
Bref. Ce fourbe reproche quant à ma pseudo psychorigidititude m’a amenée à laisser divaguer mon esprit (coincé et peu prompt à la fraîche spontanéité rappelons-le). J’ai donc digressé dans mon for intérieur.
Et j’en suis venue à m’interroger sur le degré d’intimité et de complicité dans le couple.
Néanmoins, je ne vous parlerai point aujourd’hui de la complicité sous le prisme de la psychologie, ni du degré de partage et de connivence entre deux personnes et tout cela. C’est sérieux comme sujet.
Non. J'évoquerai plutôt pour les besoins du billet, une « complicité » disons, plus terre à terre. Aller, ras les pâquerettes même ! Soyons fous ! Lâchons-nous que Diable.
Mais oui, car certains couples partagent tout. Quand je dis tout c’est TOUT. De A à Z.
Alors nous avons ceux qui se rendent aux commodités en laissant la porte ouverte. Ils peuvent même discuter du menu du soir ensemble, face à face l'un en pleine action, l'autre spectateur à côté. C’est charmant. Si si, j’essaie de m’ouvrir, de comprendre.
Mais je ne sais pas. Non j’essaie, mais je n’y arrive vraiment pas. Doux Jésus ! Mais pourquoi faire cela ?
Pour certains, voir son partenaire en pleine action « petit coin» relèverait même du fantasme. Oui, alors là, je m’incline. Lorsqu’on entre dans l’ère du fantasme, point de critiques possibles. Ce n'est plus de l'ordre du discutable. Chacun ses préférences.
Et nous avons ceux qui comment dire….
Hey! Monsieur Bigard, j’aurais besoin de vous sur ce coup. Vous savez le "Prout" et tout ce qui suit.
Non mais attendez… Où va-t-on ? (Oui, allez-y le « dans ton cul" est pour une fois parfaitement approprié).
C’est fou. Non mais je n’imagine pas mon mec me faire ça, excusez moi. Un accident tragique peut arriver, certes, mais le laisser aller et le manque de respect auditif et odorant pleinement délibéré et prémédité et bien, non. Impossible. Outrée que je serais. Il aurait intérêt à courir vite le garçon.
En plein dans le mille... Si l'on peut dire.
Mais je vous jure ! Il y en a même un qui a sorti un petit traité intitulé en toute simplicité (pourquoi y aller par quatre chemins finalement) L’Art de péter publié en 1751.
"Etre esclave du préjugé peut coûter cher. Ainsi, une femme qui, par coquetterie, n'avait plus pété depuis douze ans, est morte de s'être trop retenue... Cette anecdote, parmi bien d'autres, est rapportée par un érudit du XVIIIe siècle, Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut, pour qui péter était un art et le pet, bien lancé, une arme sociale".
Un ancêtre de Jean Marie Bigard cet illustre monsieur ou bien ? Et puis si la littérature s'en mêle...
Mais finalement je crois que ma personnalité orientée Bree Van de Kamp me sied bien finalement. Non, vraiment.
Bon aller, puisque nous sommes sur le ton de la confidence : les jours de fête et de grand laisser aller ou d’oubli de soi, dans ma grande mansuétude, je peux émettre.. un rot. Ce n’est pas fou et formidable ça ? Attendez, ça vaut son pesant de dévergondage non ?
Mince je me rends compte que les commentaires vont être ardus sur ce coup.
Et j’ai honte aussi. Ce billet pue (pardonnez-moi l'expression odorante).
Et puis tant pis, c’est ce qui me passait par la tête cette nuit.
Donc franchement: un peu de mystère/retenue/psychorigidité (au choix) ou la "franche complicité » dans le couple… ?
Ceci dit, je vois mal certains déclarer oui effectivement, nous c’est "pétage à tous les étages" et ouverture de porte quand ça nous chante. Mais sait-on jamais. C'est peut être moi la coincée.
Oh! et puis pendant que j'y suis (je suis prise de TOC ou du syndrome Gilles de la Tourette) cette ambiance potache rappelle à mon souvenir quelque chose de l'enfance:
Les CRADOS. Je ne sais pas si vous avez connu. Mais moi j'ai adoré ces petites images dégoûtantes à collectionner.
07:30 Publié dans Oh!!! C'est pas vrai!!, Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : couple, complicité, toilettes, glamour, Bigard, Carla Bruni, Bree van de Kamp
31.01.2008
« Les opposés… » ou « Qui se ressemble… " ?
Nous connaissons tous les adages selon lesquels « Les opposés s’attirent », ou bien « Qui se ressemble s’assemble ».
Certes. Nous voilà bien. Les adages et autres petites phrases ne sont-ils pas sensés nous asséner des petites vérités universelles ?
Parce qu’en l’espèce, les deux adages se contredisent en beauté et ne nous apportent finalement rien. Ou plutôt si, il n’y a aucunes règles en la matière. Hum.. enfin passons.
Trêve de divagations creuses.
Tout cela pour en arriver à un petit article lu hier, dans le Elle (Je n’ai par ailleurs jamais lu de numéro aussi vide et tritoune, mis à part deux/trois articles. J’ai effectué le tour du magasine en 10mn. C’est bien onéreux les 10 minutes !).
Figurez-vous (allez-y, j’attends….), que des jumeaux séparés à la naissance et n’ayant donc jamais eu connaissance de l’existence de l’autre en tant que frère/soeur, se sont rencontrés, se sont plus et « ressenti une attirance mutuelle irrésistible ». Ils se sont mariés les pauvres. Et ont donc copulé les pauvres.
Ils n’ont ainsi appris leur gémellité qu’a posteriori. Et ont ainsi fait annuler ce beau mariage.
Non mais rendez-vous compte! (… Bien.).
Moi qui crois au destin, à l’absence de hasard…. Je crois bien que je vais retourner ma veste fissa. Le destin se fout parfois de la gueule du monde. Le karma a fait preuve de beaucoup de vices sur ce coup. Le fourbe !
En une fraction de seconde, celui qu’on désirait et aimait amoureusement est devenu L’Intouchable. Tabou ! Prohibition de l’inceste (Claude Lévi-Strauss a d’ailleurs écrit sur le sujet « Donne ta sœur en mariage à ton voisin ». Et bien voilà. Il sait désormais ce qu’il a à faire cet homme malheureux….).
Il y a là de quoi devenir détraqué du ciboulot avec une telle histoire. Non mais imaginez !
Il est dit dans l’article que selon certains spécialistes, « il est naturel, en raison de leur patrimoine génétique, que ces deux personnes aient cru trouver leur partenaire idéal ». Ah bah oui. La génétique. Effectivement.
Ceci dit, il est intéressant d’observer les couples. Ne serait-ce que dans la rue. Je n’évoque même pas les notions de valeurs communes, de centres d’intérêts partagés et de points en commun, etc.
Il est vrai que certains couples sont très ressemblants physiquement, dans la fusion, à la façon d’un frère et d’une sœur. D’autres… et bien au contraire. Tout cela ne s’effectue certes pas toujours de manière très consciente, mais c’est assez drôle à observer.
Concernant les ressemblances ou les différences intellectuelles, morales, sociales… Doux Jésus, Marie Jospeh, nom d’une pipe, tout ceci est bien complexe. Néanmoins ne nous voilons pas trop la face… Avec trop d’obstacles, la course est souvent perdue d’avance.
Les opposés s’attirent, les ressemblants s’assemblent…. ?
Je ne sais pas (je suis un mauvais exemple pour y répondre), peut être en avez-vous une idée ?
J’opterai néanmoins pour le « numéro complémentaire », je suis joueuse.
Ou bien pour la « bonne équation », car je suis calculatrice.
* * *
Divagations diverses:
Oh ! Chose inédite ! Hier, j’ai pour la première fois de ma petite vie, fait l’acquisition d’un petit pull de couleur (rien que cela, en soi, c’est fou)… verte ! Unbeliveable ! Incredible ! Mais où va-t-on ? Je file un mauvais coton. Je crains tout de même de faire un malaise en le portant... Mon épiderme n'est pas encore habitué.
Je viens de lire mon horoscope chinois. Je n'ai plus qu'à me prendre. Je déteste vraiment ce numéro du Elle. C'est une machination. "Le rat vous veut du bien" qu'ils disent....
07:30 Publié dans Oh!!! C'est pas vrai!! | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : Elle, couple, amour
07.12.2007
C'est quoi l'Amour?
Lorsque l’on dépasse le stade des papillons (ou tout autre insecte grouillant-volant) dans le ventre, du cœur battant la chamade à la seule évocation de l’Autre ;
Lorsque des années se sont écoulées, que chacun a évolué, parfois même différemment ;
Lorsque le couple originel a mué, mais que subsistent une complicité à toute épreuve, les rires, le soutien en temps difficiles ;
Mais lorsque cette chose précieuse que l’on nomme « L’Etincelle » semble vaciller ;
(Néanmoins, l’étincelle n’a-t-elle pas pour vocation à disparaître ?)
Quel est ce lien qui subsiste ?
Je ne peux m’empêcher de me poser cette question lorsque j’aperçois des couples de personnes âgées, ou du moins des couples qui ont une vingtaine d’années d’histoire derrière eux. A de rares exceptions près, l’Etincelle n’est plus aussi, voire plus du tout vive, la passion s’est éteinte, les regards se sont certainement un jour attardés (et plus si affinité) sur une tierce personne. Mais le couple est toujours là.
Mais que reste-t-il ? Un semblant de couple, qui n’a de couple que l’apparence ? Une sorte de partenariat solide, d’association dont l'objet est "les enfants"? Pourquoi, au contraire, d’autres font le choix, un jour, de mettre fin à une histoire, lorsque cette Etincelle, n’est plus là? (je n'aborde évidemment/volontairement pas toutes les autres causes)
L'Amour peut certes prendre différente formes. Il se transforme, il est vrai. Mais on aime ses parents (en principe), son frère, sa tante, son chien, son lapin. Mais jusqu'à quel point peut se transformer l'amour dans un couple. A force d'usure, le tandem formé par deux personnes peut-il encore se nommer "couple amoureux"?
La notion de couple, d’engagement, et de concessions appelle d’innombrables questionnements. Mais je ne suis pas de ceux qui pensent que les questionnements signifient immanquablement la fin d’une histoire. J’admire néanmoins les personnes spontanées, droites et fonceuses qui savent prendre des décisions, trancher, lorsqu'une chose ne correspond plus à leurs attentes.
Et pour vous c’est quoi l’Amour, à quoi tient le couple?
D'ailleurs, pour continuer sur ce même thème, le film d'Ingmar Bergman "Scènes de la vie conjugale", m'a beaucoup plu et émue. Ce film tourné en huis clos, est brut, cru, criant de vérité, très beau, et peut être dérangeant parfois.
Je ne peux que vous le conseiller!00:30 Publié dans Art, Film, Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : couple, Amour, Ingmar Bergman, cinéma




















