20.06.2008

Yin & Yang

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Je joue le jeu du dernier « touché !c’est toi le chat !», ou plus communément du dernier Tag en circulation. Lucia Mel m'a  attrappée.

La mission : révéler quelques unes de nos contradictions (5 selon la règle).

Je ris intérieurement, un peu jaune il faut le dire. Disons simplement que je suis une contradiction sur pattes. Mais nous resterons dans le vague:

  • Je suis issue d’une alliance de deux continents que l’on peu qualifier d’opposés en bon nombre de points. Un milk-shake d’origines un peu étrange, mais ça va, c’est consommable.
  • Les astres s’y sont mis également : pas de signe astrologique bien défini. Un coup l’un, un coup l’autre selon les Marie-Claire, Elle, Métro… Cela s’appelle naître le cul entre deux planètes (…je n'ose imaginer la taille du fessier…).
  • La réserve et  la gentillesse comme caractéristiques apparentes. Cependant, un réel problème avec certaines autorités (en uniforme ou non), et une manière parfois vigoureuse de défendre certaines idées ou points de vue (lorsque je sais que j’ai pense avoir raison). Parfois, ça fini mal…
  • Froide en apparence mais un peu fofolle menacée d’internement pour ceux qui me connaissent vraiment (oui, c’est difficile à imaginer pour beaucoup). Marie-Chantal ose parfois ôter son serre-fesse-tête de velours.
  • Je n’aime pas le fromage. Mais j’aime le fromage. Tout dépend de son accompagnement : nature non, sur une pizza oui, un sandwich non, une fondue oui.
  • Au Collège et au lycée, mes amis faisaient partie des "grandes gueules populaires" de l'établissement (bien pour les bon plans du week end), mais je trainais plus volontier  avec la fille un peu bizarre isolée (genre Daria), ou la nouvelle débarquée en cours d'année de la campagne du Nord avec son accent ch'tis (j'ai eu droit en avant première à des cours de langue)...
  • Je n’aime pas trop le désordre. Mais je hais les intérieurs aseptisés/morts façon pages de catalogue (une maison ça vit). Pour concilier le tout, mon cerveau a choisi de répartir équitablement selon les pièces : salle de bain/cuisine rutilantes. Chambre, et bureau free-style. Salon, entre les deux. Ainsi,  je tout le monde est content.
  • Psychorigide sur certains principes de vie, mais complètement à l’ouest et décalée  le reste du temps, beaucoup de mal avec les règles (à ne jamais sortir en entretien de recrutement).

  • Habillée de noir constamment le plus souvent, mais adorant la couleur en décoration d'intérieur (enfin point trop n'en faut, nous ne sommes pas au cirque non plus).

Selon la règle ancestrale, je refile le bébé (mais vous pouvez l’abandonner dans la foule si vous n‘en voulez pas) à :

-          Lady D.

-         Oopsgal

-          Connasseee

-          Koyotte 

-          Emi

         Et le numéro complémentaire:

          Fran
 

          Musique du jour:

     

          Mon morceau préféré de Mahavishnu Orchestra:

 

          Un morceau de Jil Scott que j'adore et reprenant un sample du morceau précédent:

 

g         Photo: Olga Samuels

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12.06.2008

Itinéraire d'un ancien Coton-tige.

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C’est aujourd’hui la journée Spécial "Formes" sur Ladies Room!


Les Formes féminines...

Ou comment retracer l'itinéraire d'un ancien coton-tige complexé. Coton-tige à la recherche des formes perdues.

Je dirai simplement et pour commencer que ces « formes » ont représenté l’Eldorado, l’Arlésienne, le Saint Graal pendant de nombreuses années. Le terrain inconnu en somme. La Terre-Promise.

Les chiennes. Elles m’ont ignorée et narguée pendant longtemps.

Née Coton-tige. Ascendant, Liane, aussi souple qu’un chewing-gum.  Aux gambettes cagneuses aussi épaisses que des baguettes. Ce corps étiré, anguleux: non! Les corps qui attiraient mon regard, attisaient mon envie et ma jalousie étaient ceux des copines : ceux avec du relief.

Manger comme un ogre n’y faisait rien. Un métabolisme carburant à je ne sais quelle vitesse, brûlant toutes les graisses. Skinny à l'estomac sans fond.

Les sorties à la plage étaient une vrai aventure : miss squelettor se transformait en anguille des sables, qui traversait la distance « sable-eau » en un temps records. Regard à gauche, regard à droite… Personne en vue… Feu partez ! Plouf ! Aujourd’hui toute la famille en ri. Il est vrai que le ridicule était dans la place.

Et il faut également rappeler que les canons de beauté d’il y a quinze ans n’étaient pas les mannequins faméliques d’aujourd’hui. Non, c’était la belle époque des Tops aux jolies formes : Stéphanie Seymour, Elle MacPherson ("The Body"), Cindy Crawford et toute la clique.

Cependant,  dire que le formes m’ont ignorée pendant longtemps, n’est pas tout à fait exact. A compter de la quatorzième année. Les Dieux fesses et nénés ont daigné examiner ma candidature. Mais seul un des deux a accepté de m’entendre.

C’est alors que mon organisme s’est amusé à se foutre de moi. Et bien comme il faut. « Tu veux des formes, Milla ? On va-t-en donner. Attend un peu. Ah Ah ! ». Pour voir, j’ai vu. Comment dire…. Comment vous illustrer la chose ?

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Retournons à l’image du Coton-Tige. Vous visualisez bien ? Et bien maintenant, prenez deux gros abricots, de la colle glue extra-forte, et greffez ces abricots sur le Coton-Tige.

Il y a comme un problème n’est-ce pas… ? Un problème de proportions. Et bien voilà, mon corps a ressemblé pendant des années à une brindille affublée de deux pastèques en guise de seins.

Un peu comme si les formes tant désirées avaient été propulsée en un seul endroit (je vous le disais qu’on m’avait fait un coup fourré).

Alors, des courbes, oui, mais uniquement du côté de pile. Que s’est-il passé du côté face, me demandez-vous ? Et bien l’on pourrait imaginer qu’il s’est pris un 33 tonnes de plein fouet. Ce qui a eu pour effet de tout transférer du côté poitrinaire. « Zziiiip ! » Foutue comme un dos d’âne. Poitrine 1/ Fesses 0.

Autant vous dire que l’on ne voyait que ça… Plus mince qu’une brindille, avec les seins d’une Playmate aux obus proéminents. Un coup à perdre l’équilibre, la tête la première sur le bitume. « Bim !  Dans ta face ! ». A la limite de se déplacer en déambulateur pour trouver l’équilibre (oui, oh, j’exagère…).

Puis, tout est finalement rentré dans l’ordre, les côtés pile et face ayant fini par signer un accord amiable.

Après de très difficiles tractations, côté pile et côté face se sont entendus pour répartir les masses. En une année, dix kilos ont été pris ; l’année de mes dix-huit ans, l’année de la rencontre de mon premier grand amour aussi. Y aurait-il une corrélation… ? Sont-ce les hormones féminines qui ont cessé de jouer de vilains tours ? Est-ce l’amour reçu et l’admiration d’un homme qui ont permis à ce corps de s’épanouir de manière plus équilibrée. Ou le Mac Do à outrance? Qui sait ?

Aujourd’hui, le rapport au corps n’est plus aussi conflictuel. Ce n’est pas l’Amour fou, mais c’est le cas de la plupart des femmes. Rien de plus normal. Un jour fâchés, un jour copains comme cochons.Néanmoins corps et esprits s’entendent "bien cordialement".

Bien entendu, l’époque du gavage à base de cochonneries sans kilos pris est révolue : peau d’orange, petit bidon, régimes bidons, sport pour éliminer, petites lamentations pré-plage….la vie quoi. Mais je ne la regrette pas... cette époque.

 


 Ce chanteur me rappelle d'ailleurs Prince.

Photo: Rüdiger Linden

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Un cours de gym/disco ça vous dit? Pour garder les formes!

Elle me fait toujours autant mourir de rire. 

09.06.2008

"Voyages" au bout de la nuit.

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Amoureuse, de cette chanson, et de l'artiste.  
 

Alors que je me délestais joyeusement de trois kilos en dansant depuis trois heures sur du bon son, un texto propose un petit déjeuner surprise, là tout de suite, à l’aube. Sourire. L'invitation adéquate pour un vampire. Vite trouver un taxi!

 

  •    Joe le Taxi !

Ce taxi, je n’aurai pas du en régler la course, en principe. Car à peine le pied posé dedans,  un « Bonsoir Monsieur, rue xxx s’il vous plaît » puis un « c’est la fin des courses pour vous ?» lancé gentiment histoire de faire la conversation, vla ti pas que Joe le Taxi déverse sur moi toutes les misères de la profession et anecdotes en tous genres. C’est bien un honoraire de thérapeute que j’aurai du percevoir à l’issue du voyage.

Une nouvelle forme de thérapie, en somme : la thérapeute assise à l’arrière, regardant dans le vague le paysage défiler, écoutant. Le sujet-patient conduisant et se répandant. Mettez- vos K-way (avec la cagoule, c’est bien le vêtement le plus moche) les vannes sont ouvertes. Joe a même perdu les eaux en route.

Des choses, j’en ai apprises durant cette course entre le quai de la Gare et ma destination. Figurez-vous, dîtes donc,  qu’il existerait un taux de suicide et de dépression très élevé chez les chauffeurs de taxis. Joe m’a confié que ce n’est pas une profession des plus faciles, la pression est constante. Par ailleurs, Joe, m’a offert un petit florilèges des ces dernières courses. Il est ainsi tombé ces derniers mois sur :

-         - 2 braqueurs junkies

-         - une quantité incommensurable d’énervés du bulbe qui l’ont insulté.

-         - une fille qui ce soir là monte dans le taxi, ne sait pas à quelle adresse se trouve sa soirée, et monopolise tout de même le taxi : ses amis ne répondent plus au téléphone (apparemment ce genre de plan foireux serait courant).

-         - des jeunes filles rentrant de soirée, effondrées et en pleurs car fraîchement larguées par leur (ancienne) moitié (pour le coup, le rôle de psy a été endossé par le chauffeur).

-         - plusieurs propositions « indécentes » (dixit Joe) en échange du montant de la course, de la part de femmes ET d’hommes.

-         - et pour finir, bien sûr, une oreille attentive avec un sourire en coin grandissant à l’idée d’arriver à destination.

Jamais je n’aurai autant dialogué avec un chauffeur de Taxi. Sympa ce Joe, mais très bavard. Quelle verve à 4heures du matin !

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(……)

  • Puis le premier métro.

Etrange ambiance. Un mélange d’odeur de savon, pour les fraîchement lavés-levés, et d’alcool, transpiration pour les défraîchis à peine sortis de leurs aventures nocturnes.

Des mines renfrognées à l’idée de commencer une journée de travail en ce dimanche matin, des visages marqués par la fatigue de la nuit, le mascara qui coule (ou plus communément œil de panda boxeur), l’œil hagard encore sous les effets des vapeurs alcoolisées.

Des petits jeunes complètement surexcités insultant un punk complètement déchaîné et saoul « jeunesse de merde, je vais tous vous tuer !* » crie-t-il aux jeunes morts de rire qui viennent de descendre in extremis du wagon à la station Blanche. C'est la vitre qui a pris.  "Bam!".

Tiens, c'est pour toi, Monsieur à la crête pas content du tout (*Dieu merci, son coup de sang s’est rapidement apaisée. Il était à deux doigts d’exploser de rage contre l’humanité):



 

 

Et puis il y a moi, ma musique, ma bulle dans les oreilles, et mon air rêveur. Tout cela glisse sur moi.

"Terminus"!

Il fait jour et je rentre me glisser dans mes draps. Pour ce qui est de trouver le sommeil, c’est encore une autre histoire. Mais quelle nuit… 

 

Peut être est-ce la pleine Lune... qui a ainsi délié toutes les langues cette nuit là... Allez savoir...

 

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Enfin, pour compenser le voyage "paris intra-muros", un peu de dépaysement auditif. 

Deux incontournables dans mes oreilles, Fela et Femi Kuti. De l'excellent Afro/Jazz-Beat, qui m'enivre  le corps et l'esprit. Humm.... 

La prochaine fois, je mettrai de la Country/Folk. Si si, c'est très bien! Ne faîtes pas la moue!

 

 

 

Photos :  André de Plessel - http://www.flickr.com/photos/hi-phi/

03.06.2008

Tout de même... j'hésite...

 

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 Une bonne correction! Ca va te décider!

 

« Oui, non, peut être, je ne sais pas. Finalement ok. Oh puis non, j’ai piscine. Quoique… ».

S’il vous arrive de croiser une personne en phase de crise violente, ne partez pas encourant. Non, revenez, enfin ! Ce n’est pas de sa faute. Les psychologues expliqueraient sans doute cela très facilement. Ce bins débute sans doute dès le premier âge. Certainement un trauma…quelconque. Peu importe lequel d’ailleurs.

C’est une pathologie épuisante. Parfois humiliante.

Exemple récent : en boutique, deux paires de chaussures. Toutes deux très belles. Toutes deux hors de prix ces traitresses. (Il va sans dire que le détenteur de la carte Platinium est immunisé bancairement contre ce qui suit).

Harcèlement des clientes et passants aux alentours.

« Hey psst!! Vous en pensez quoi, cette paire où celle là ?Laquelle est la plus jolie selon vous? ». Evidemment,  en toute logique, l’hésitante fera le choix opposé, ira à contre-courant de l’opinion donnée. « Ah bon, vous préférez celle de droite ? Humm… Bon, je prends celle de gauche, c’est décidé ».

Ne cherchez pas ce qui se passe dans sa caboche creuse. C’est inutile. Et puis imaginez un peu lorsque l’hésitante à le malheur de demander l'avis d'une autre indécise pathologique… Seigneur Marie-Joseph, par tous les Saints, Doux Jésus, qu’on nous achève tout de suite, en nous arrachant les poils du nez à la pince à épiler : les deux spécimens seraient capables de vous pondre une thèse de mille pages sur les avantages inconvénients de chaque paire de chaussures.

En général l’histoire ne s’arrête pas à l’achat de l’objet. Vous voyez votre doigt ? Et bien enfoncez-le profond dans l’œil. C’était une feinte.

En réalité, l’hésitante à acheté une des paires afin de continuer sa réflexion à domicile tranquillement, devant son miroir, et en demandant l’avis de toute sa famille. En cas d’hésitation, l’avis de quelques personnes stratégiques est primordial : la maman au goût toujours très sûr, la sœur, et le fiancé.

Et devinez quoi ? Et bien l'indécise retournera en boutique pour échanger son achat (pour l'autre modèle), devant la mine désespérée de la vendeuse qui lui dit pour terminer « A très bientôt je suppose…ceci étant dit, c’est dommage l’autre paire vous allait bien…. »…. Est-elle folle? A-t-elle bien conscience de ce qu’elle vient de dire là? Veut-elle relancer la machine de l'hésitation? Effectivement l'indécise est bien revenue. Mais seulement pour prendre une demi-pointure au-dessus...Cette fois-ci.*

Autre exemple : « Aller, demain soir on sort, on va se bouger le fessier sur de la bonne musique ! T’es partante ? ».

Première réaction : « Génial pas de problème ! Enfin, je te confirme ça demain dans la journée ». S’en suit un dilemme interne : les boîtes franchement, pfff, la flemme. Oui, mais quand même j’adore danser, ça fait un moment, faut dérouiller le squelette là, ça grince. Et puis je mets quoi, et puis j’ai un bouton sur le nez, et puis… et puis….

L’antidote ? Facile : un bon coup de pied au cul. Ne pas hésiter à y aller direct et franco avec ces gens.

M./Mme hésitation en aura le souffle coupé ou autre chose de troué, mais le résultat sera là. Testé et approuvé, mesdames et messieurs. Le procédé certes violent a le mérite de décoincer la machine indécise et de stopper ce bégaiement insupportable « oui, non, je ne sais pas et gnia gnia gnia ».

Je vous aurai bien dit que j’hésite sur ce que je vais faire ce soir, mais j’ai mal au derrière. Oui, je suis bien entourée. Qui aime bien, châtie bien dit-on.  Alors on dira que mon petit derrière est adoré… mais il a également dérouillé sa race.  


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*Toute ressemblance avec une scène vécue par l’auteur n’est absolument pas fortuite. Finalement je n’ai pas choisi les spartiates. Et je ne mettrai plus les pieds dans un certain grand magasin pendant un certain temps : mes empreintes ont été relevées et inscrites dans le fichier « chieuse de première ».

 

Photos: Stefan de Lay/ Jill Greenberg

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