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29.04.2008
Ah, désolée, mais j’ai piscine là !
Situation : Petit repas avec une amie pas vue depuis quelque temps et que j’aime beaucoup, dans son appartement.
Scénario initial : Deux filles se racontant leur vie en long, en large, fous rires et cætera.
Jusque là, tout va bien. Tout cela n’est somme tout que de l’ordre de l’ordinaire.
L’élément perturbateur : Appel du copain du moment de mon amie. Regards furtifs de mon amie vers moi. Regards même très étranges de mon amie sur moi… Sourires en coin. Mon oreille perçoit les paroles d'une conversation étrange également. Raccrochage du téléphone. Bon.
« Tu ne vas pas me croire. Tu ne devineras jamais ce qu’il vient de me proposer » me dit-elle.
J’ai donné ma langue au chat.
Je n’aurais pas du... la donner.
Disons que le charmant garçon a eu la lumineuse idée de proposer à mon amie de se rendre dans un endroit où les gens sont très partageurs avec leur corps et leurs ébats. La générosité que voulez-vous. Cette proposition fait sourire, après tout pourquoi pas. Si cela la tente.

Apparemment je n’avais pas bien bien bien compris : j’étais comprise dans le pack, dans l’invitation. Gentiment conviée j'étais.
(….)
Un autocar d'anges passe.
Puis éclat de rire. C’est la caméra cachée, me suis-je dit. Bande de salauds plaisantins!
« Aller, juste pour regarder » ! renchérit-elle.
Après trois appels du garçon pour s’enquérir de ma réponse, je n’ai plus ri. Car figurez-vous qu’y aller à deux avec sa copine, ça ne l’intéressait pas. C'était tous les trois sinon rien. Alors RIEN! Oh!
"Où sont les toilettes", ai-je demandé, "je reviens".
« Mais ce n’est pas vrai ! Même pas une petite fenêtre ou une lucarne dans ces WC pour se foutre le camps dehors ». (Oui, le garçon proposait même de passer là tout de suite). J'ai préféré risquer le traumatisme crânien plutôt que de risquer le traumatisme visuel et sexuel.viander
Hum… comment te dire ma chère amie. Bon, disons qu’à cet instant même, présentement,
- l'alignement actuel des planètes semble déconseiller les mélanges corporels aux Verseaux,
- quant à mes globes oculaires, ils ont menacé de sortir de leurs orbites et de rouler jusqu’à l’Autoroute A15 si je leur expose les ébats de ces gentilles personnes à la libido expressive et généreuse.
- De plus, je n’ai que ce vieux jean flare délavé et ce vieux débardeur sur moi, alors ce n’est vraiment pas possible. Je ne suis point dans le dress-code, tu comprends.
- Et qui plus est, ce soir j’ai piscine, suivie d’un cours nocturne de poterie façon art Pygmée.
Je crois que ce dernier argument a bien fonctionné, car nous avons pu terminer ce repas aux chandelles tranquillement, continuer à jacasser jusqu’à pas d’heure, rire de cet épisode, et surtout l'oublier (du moins me concernant...).
L'argument "Piscine"! Retenez-le! Il n'y a que ça de vrai.
Quoique... un simple "non merci" peut faire ses preuves également.
Scénette réalisée sans trucages. Cascades réalisées par l’auteur elle-même.
Photo: Bruno Bisang
07:02 Publié dans Oh!!! C'est pas vrai!! | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
21.04.2008
Métamorphose et confessions nocturnes
Janis Joplin " Piece of my heart".
J’aime la nuit. L’obscurité. Le calme relatif et le ralentissement qu’elle distille *.
La nuit c’est la métamorphose. Ce n’est plus la raison qui parle. Dieu sait que beaucoup sont davantage guidée par elle au quotidien. Un bridage, un blindage de protection.
La nuit en revanche, ces barrières tombent une à une. Le glaçon se liquéfie. Le cœur peut être atteint. Plus de rigidités. Tout est exacerbé, à fleur de peau.
Les émotions et les sentiments tambourinent à la porte, et menacent de sortir. Parfois, ces saletés trouvent une faille et s’échappent.
Il est d’ailleurs 5h00 du matin au moment où le billet est rédigé. Et je viens de me mettre à nue devant quelqu’un, par écrit. C'est sorti comme ça, une fuite **. Mais voilà. La nuit, la mise à nue, et la confession sont du domaine du possible.
Le lendemain, après l’aube (que j’affectionne), la raison reprendra la pleine possession de ses pouvoirs et fera certainement régner le remords et l’orgueil ***.
La nuit porte conseil ? Hum… la nuit, finalement, n’est peut être qu’une sale vicieuse.
Elle jette certainement un voile déformant, plus flatteur aux situations. Tous les chats sont gris ? La nuit rend donc momentanément aveugle, ou naïf. Je le savais, c’était une connerie de faire ça. Déraisonnable.
"Be Kind rewind", ça ne fonctionne pas ici? Non? Mais pourquoi?
Pardon... ? Vous dîtes? "Il faut dormir, la nuit, espèce de vampire!". Ah oui, peut être avez-vous raison...
Mais entre nous, "la nuit porte conseil", les paroles qui nous échappent, tout ça, tout ça ...?
* C'est ça oui, ce sont les neuronnes qu'elle a ralentit, cette raclure de nuit.
** Se rappeler désormais de colmater à l'enduit.
*** Confirmé a poteriori. A la lumière agressive et franche du jour.
Et parce que c'est l'artiste du moment dans mes oreilles:
Janis Joplin "Summertime"

00:19 Publié dans Musique: beauté et esthétique pour nos oreilles, Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
15.04.2008
Sortons les mouchoirs!
Reprise en douceur, en légèreté. Oui, ras les paquerettes, n'ayant point peur de pousser le dénigrement jusque là.
En discutant l'autre soir avec Pierre-Jean le Dandy et la pétillante Fran, de la notion d'élégance et de raffinement chez nos amis congénères de la gente masculine, une petite scénette (sans grand intérêt je vous le concède) s'est soudain rappelée à mon souvenir. Petite scène banale à en décéder. Certes. Mais qui m’a laissé pantoise, et m'a fait sourire...façon surligneur jaune fluo. "Y a matière à petit billet me suis-je dit". Et je me suis interrogée.
Oui. Interrogée. Est-ce-moi? Ou bien ai-je manqué un revival d'une pratique d'antant intergénérationnelle.
Situation : une petite brasserie sympa dans un quartier sympa. Rendez-vous avec un jeune homme.1) 1er délit : « La nappe à nasaux pour tablée de 20 ».
Ambiance : relativement tendue (il convient donc de réinstaurer une certaine chaleur, car il y avait comme l’on dit « de l’eau dans le gaz »).
Au cours de la conversation le protagoniste masculin éprouve le besoin de se moucher car ce dernier est quelque peu enrhumé. "Et alors?" Allez-vous penser. Attendez.
Mais ce dernier avant de commencer à accomplir son geste de purge des conduits nasaux, annonce préalablement à son acte (Attention! C’est de la réplique qui éclabousse) :
« Je te préviens, j’ai un mouchoir à l’ancienne en tissu. Et pas un petit, hein, un truc au format nappe ».
Alors qu’il prononçait cette phrase terrifiante, le jeune homme extirpait doucement de sa poche un morceau de tissu blanc. Et là le monde s’est en quelque sorte arrêté de tourner :
une scène de cinéma au ralenti. Zoom caméra sur la nappe sortante de la poche, zoom caméra sur la tête horrifiée de la jeune femme, re-zoom sur la nappe sortante (oui, elle met du temps à sortir la saleté, c’est une maxi-nappe format 20 personnes), puis cri horrifié de la jeune femme: « non s’il te plaît ! Tiens, un kleenex, je t’en prie. Si si, j'insiste ».
Fin de la scène une. Clap de fin.
Faisons un debriefing si vous le voulez bien.
C’est moi ou le mouchoir en tissu (format quadruple XL), c’est répugnant ? Un petit peu, quand même. Je ne savais même pas que les trentenaires, bref les "jeunes gens", pouvaient encore faire usage de cet ustensile si « vintage » dirons nous. C’est quoi ? Un revival du trip « papi fait des économies et de l’écologie » ?
Je demande. Je m’interroge. Je peux tout de même. Car figurez-vous que j’ai subi moult critiques et remontrances de la part de l’utilisateur de la nappe pour crottes des nasaux. Je ne serais qu’une vilaine superficielle, tatillonne. Car figurer-vous (oui, à nouveau), que selon lui, la nappe serait beaucoup plus hygiénique que nos kleenex (pardon ? qu’ouïe-je ?), et plus économique, car réutilisable à foison (donnez moi un comprimé anti-nausée siouplé). A la l’argument écologie aurait, il vrai, été fondé. Mais bon, il n'y a point pensé, alors "1-0" pour moi.
Bref, exaspérée, ne me sentant pas la force, et n’étant pas l’humeur à débattre sur le match « Kleenex vs Nappe en tissu », je me suis dit, passons. Oublions.
2) Récidive aggravée : « Aller à la selle, c’est naturel » (certes, certes)
Mais ce n’est pas tout. Quand il n’y en a plus, il y en a encore m’sieur dames.
Le jeune homme, s’est empressé de renchérir : « C’est vrai ça ! Vous êtes si peu naturelles parfois les filles ! Ces manières, ça suffit un peu! C’est comme le fait de se rendre à la selle lorsqu'on est un couple. C’est naturel, pourquoi se gêner et se prendre la tête* ». Vous aurez compris que j’étais heureuse de l’apprendre. Ambiance caliente.
Comment vous dire… Je n’ai pas de mots. Je suis restée une demi-seconde clouée sur ma chaise, le fondement béant (pour ne pas dire autre chose) par tant de classe. Oui, nous sommes dans la finesse, alors allons-y de bon coeur.
Ahhhh! Ca c’est de l’homme rustique !
Alors certes, je suis tolérante pour beaucoup de choses lors d'une entrevue (enfin pas tant que cela peut être), mais tout de même, une certaine élégance, et certaines manières « raffinées », c'est plutôt préférable, non? Enfin un minimum, et ce, d’autant plus entre un homme et une femme qui n’étaient pas, a priori, sensés boire des bières en se tapant dans le dos (la séduction, voyez-vous, ect.). Bon, in fine, aujourd’hui, je dois reconnaître que la bière c’est bon. J’en ai mal au dos (les tapes). Et tout ceci est devenu un sujet de rigolades...entre bon potes.
Mais dîtes-moi, je ne suis pas précieuse à outrance sur ce coup ?! Si ? Quitte à se lâcher, quels sont les petits gestes futiles qui vous agacent ou refroidissent lors d’un rendez-vous (je ne parle évidemment de défauts importants ou d’incompatibilités profondes et sérieuses. Ce billet 2nd degré est de l’ordre du rictus et de la rigolade).
*Voir l'ancien billet très drôle de Violette sur le sujet.
08:31 Publié dans Oh!!! C'est pas vrai!! | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note
01.04.2008
En sommeil
Une pause,
Le temps de retrouver l'envie, et de gérer des choses qui tombent sur le coin de la figure. Ca fait des bosses alors j'attends que cela se résorbe.
Une bise à ceux qui passent par ici.
PS: Pour un 1er avril, c'est gai ici! Même pas du calembours ou de la blagounette à balancer (si vous avez, en revanche, je suis preneuse).
Chienne de vie parfois!
Photo: Edward Weston
00:30 Publié dans Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (59) | Envoyer cette note






