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17.03.2008

Demain, je verrai ça demain…

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J’éprouve une fascination sans bornes pour les personnes « carrées », organisées, prévoyantes. Je les regarde avec envie.  Je les observe avec curiosité, je tourne autour, scrute, renifle, sous-pèse,  tâte : mais comment font-ils ? Sont-ils les élus ?

Il y a "Eux", et les autres. Ceux qui sont malades. En langage savant, il convient de dire qu’ils souffrent de procrastination.

Ceux qui quittent leur domicile pour se rendre à leur rendez-vous… à l’heure du rendez-vous.  

Ou (variante) ceux qui accompagnent leur petit rejeton qui part en colonie de vacances, en sortant de la maison… à l’heure du départ de l’autocar. Il faut voir le ridicule de la situation : le car qui démarre le moteur, prêt à partir, les parents qui saluent  déjà leur progéniture la larmichette à l’œil (mon œil, ça se tortille de joie oui. Enfin seuls se disent-ils), et deux couillons individus qui courent péniblement avec une valise pour rattraper le car in-extremis.

Ceux qui vont chercher leur enfant à l’école alors que « la sonnerie des papas-mamans » a retentit depuis une demi-heure : j’ai du développer mon côté contemplatif et silencieux à cette période, en attendant seule sur le petit banc en bois, que mon parent (certainement amateur refoulé de course de fond) apparaisse tel un héros.

Nous observons à ce stade que le « procrastinateur » a tendance à avoir lui-même souffert de ce type de comportement déviant. Le traumatisme, la répétition… enfin vous voyez.

 Ceux qui repoussent les taches ingrates indéfiniment : « le check-up annuel chez le gynéco ? Oui, oui*… demain (ou après-demain, ou dans un mois, ou un an). Résultat, une fessée du médecin dès le franchissement de la porte et une leçon de morale (amplement méritée). Le choix du médecin traitant : on y réfléchit… activement.

* « Oui-Oui » est un bêlement caractéristique chez ce malade.

Des vêtements qui allaient à la perfection en boutique et qui nous font ressembler  chez soi à un monstre/fille de joie/animal de la jungle (Baloo au hasard) : « pas de problème, un mois pour se faire rembourser » se dit le malade.

Résultat : une furie courant ventre à terre, le dernier jour de la dead-line, à 10 minutes de la fermeture du magasin pour enfin rendre ses achats. « Ah ah ! Pile poil !Il était moins une, hein! Si si, je suis dans les temps Madame la vendeuse».

Les cinq mails d’anciens collègues qui prennent gentiment de nos nouvelles ? C’est quoi exactement le délai maximum tolérable pour répondre ? Le pire dans ce cas, c’est que l’on passe beaucoup plus de temps à penser à ces personnes (« non mais sérieusement. Il faudrait vraiment, mais vraiment,  que je réponde à ce mail »), que la personne organisée qui y aura répondu depuis six mois, sur le champs,  et qui ne repensera plus à Jean-Mi de la compta, une fois la tâche expédiée.  (si ce n’est pas de l’amitié latente, et un signe d’attachement ça).

Mais alors d’où vient cette étrange pathologie ?  En êtes–vous atteints ? Ou faîtes-vous partie de la caste des « carrés-organisés » au quotidien ? En ce qui me concerne, c’est fifty-fifty…car il y a des domaines, où l'on ne rigole pas. Non, parce qu'à un moment, suffit les conneries.

12.03.2008

Thanks God I'm a VIP ou my God I'm a Babouchka

 Interlude flash-back...

 

Dyns interroge aujourd'hui sur ce qu'est La bonne soirée, la soirée réussie.

Je ne sors plus beaucoup en "Club" aujourd'hui, mais son billet m'a rappelé avec nostalgie une soirée excellente, à la laquelle je me rendais "religieusement".

Il s'agissait des fameuses soirées Thanks God I'm a VIP*, organisées par Sylvie Chateignier à la Salle Wagram.

Je ne sais pas si certains d'entre vous ont connu. Mais ces soirées me manquent: bonne musique, têtes diverses, de vrais gueules, de vrais looks. Des danseurs qui se lâchent, une vrai ambiance envoûtante, réelle, non aseptisée, ni surjouée "faussement branchouille".

On y croisait du "people", de l'anonyme, du présentateur télé, du banlieusard, de la Rive-gauche, de la droite, des gens d'en haut et des gens d'en bas. Et tout celà se mélangeait tout simplement, sur le même rythme.

Je n'ai plus jamais retrouvé cete ambiance dans les soirées parisiennes.

Bref, c'était le bon vieux temps. Doux Jésus! C'est là que je me rends compte que je parle comme une vieille babouchka....

Il plâne comme une envie de retourner en arrière, vers les années plus insouciantes. Les études carrées, les débuts dans le monde du travail et dans un milieu peu funky, bref la vie ma bonne dame, m'ont peut être légèrement éteinte. En surface seulement.

Parce qu'à l'intérieur de ma boîte cranienne, ça continue à tourner à l'envers. Et tant mieux finalement.

 

Extrait vidéo des soirées TGV*

morceau: Erro-Rock with you (Yoruba soul mix) (Excellent!)

 

Je me suis essayée aujourd'hui au billet sans queue ni tête et feignant. Le fil directeur du billet: je ne sais pas trop ...

Aller c'est pas tout ça, ça suffit ces histoires de jeunes dépravés.  Je vais me faire une tisane tilleul-menthe, et me mettre une bouillotte sous mon dos (c'est plus de mon âge de remuer le derrière comme ça: ça va ma couter une semaine d'immobilisation).

Ces histoires de clubbing ça m'a épuisée. Trop d'émotions, suis à deux doigts du pacemaker et du sonotone.

PS: pour une première crème anti-ride, vous recommandez quoi? Sérieusement. A 27 ans il est temps non? 

 

05.03.2008

Quel enfant étiez-vous…?

 
podcast

The Clash "Rock in the kasbah"

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  Bob Carlos Clarke

 

Je m’étais lancée  dans la mise en pratique de l’écriture semi-automatique de billet (selon l’éminente technique éprouvée par Nicolas), mais j’ai échoué.

L’improvisation de billet est un art qui n’est pas à la portée de tous. Comme l’improvisation d'un morceau de Jazz, c’est un savoir-faire quelque peu élitiste.

Alors faisons un billet "divagations autour d'une scène anodine de la vie quotidienne".

Situation : Assise avant-hier dans le Métro. Bien évidemment équipée de tout l’attirail indispensable à toute descente dans les bas-fonds parisiens (livre, musique).

Environnement : des gens. Beaucoup de gens (l’heure de pointe). Devant moi avec sa maman : une enfant. Une enfant qui chouine, trépigne pour finir par hurler à la mort.

« Je veux un chewing-gum!! » qu’elle dit la morve au nez.  Tout le wagon (légèrement agacé par les cris) est suspendu aux lèvres de la femme qui a sorti cette délicieuse enfant braillarde de ses entrailles (« tu vas le lui fourrer dans la bouche ce foutu chewing-gum… » pensons nous avec  un petit sourire faussement compréhensif). Et bien de chewing-gum la maman n’en avait point. Les pleurs ont redoublé.

N’y tenant plus (je vais te la faire taire celle-là), j’ai proposé à la maman mon paquet de "Hollywood Power Fresh Sans sucre" (ces trucs qui arrachent la cavité buccale, ça va nous l'anesthésier la petite ).

La maman a vu le Messie à travers moi. La petite s'est tue et s'est mise à machouiller comme une bienheureuse. Ceci dit, elle a le bonheur simple cette enfant.

Afin d’échapper à la vue du troll édenté (qui à présent me fourrait ses mains baveuses sur les genoux en guise de reconnaissance) , je me suis réfugiée dans mes pensées. Et je me suis demandée, "mais finalement, toi, oui, toi, quelle enfant étais-tu" ? Avant de jeter la pierre, regarde la poutre dans ton œil (enfin un proverbe de ce style quoi).

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 Bob Carlos Clarke

 

Et bien à l’issue de cette réflexion, j’ai soudain eu beaucoup d’indulgence pour le petit être édenté (l’espace de quelques instants. N'exagérons rien) car :

-          Le gène de la chieuse s’est fortement développé chez moi, et ce dès la naissance. Ma charmante maman n’a certainement pas du dormir durant quatre mois. Toute activité était pratiqué avec moi dans les bras. Sinon c’était le drame. Je peux vous dire qu’elle a développé des facultés hors du commun avec ça. Par exemple, elle est ambidextre.  Mais elle avoué qu’elle avait songé à acheter un congélateur pour moi, et qu’elle avait condamné toutes les fenêtres par précaution.

-          J’avais les caractéristiques  d’un chien : il fallait me sortir plusieurs fois par jour (Ah.. le parc de la Roquette) faute de quoi, c’était le drame et la bouderie.  Mais une fois dehors, c’était le paradis. Je voulais être copine avec tout le parc, je conversais avec le sable, les arbres, les amis imaginaires...

-          Je jetais les morceaux de viandes (préalablement mâchouillés. Je n’aimais pas c’était « trop dur ») sous la table. Persuadée qu’une peuplade d’êtres invisibles vivait là-dessous.

-      Je ne m'endormais pas sans que l'on me raconte un conte truffé de sorcières.  

-          J'embrassais  mes petites copines de classe (l’éveil de la sensualité…)

-          Je revenais souvent avec des punitions « je ne bavarde pas en classe », « je ne ricane pas.. » à recopier 100 fois.

-          J’étais une casse-cou (oui, casse-cou-ille également) de première. Vous connaissez Steve-O de la bade Jackass. Et bien j’étais une version enfant et fille. De nombreuses fois je suis rentrée avec : l’arcade sourcilière ouverte à un demi centimètre de l’œil, le genou ouvert avec plein de gravier enfoncé dedans etc. (j'en garde une belle cicatrice) (la faute aux rollers, vélo, chat-perché).

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-          Je ne me suis calmée légèrement que lorsque j’ai appris à lire. Alors là, j’ai découvert l’extase. Le coït cérébral.

-          J’adorais faire du calembour au téléphone à des inconnus, voler les paillassons, voler dans les épiceries.

-          Lors de mes goûters d’anniversaire, je faisais regarder des films d’horreur à mes petits camarades. Ils adoraient venir reluquer « Freddy les Griffes de la nuit », «  Carrie au bal du Diable », "Amytiville"… Leurs parents appréciaient moins. J'ai finalement toujours éprouvé un grand intérêt pour l'occulte.

-          Mais malgré tout, j’étais très sage et je savais bien me tenir en société (et puis Dieu merci, le reste de la fratrie a été bien mois ravagé).

-          Aujourd’hui, il me reste quelques perversités idiotes de l’enfance. Il m’est souvent arrivé de maquiller en douce mais à outrance, l’homme qui partageait mon lit, pendant son sommeil. C’est bête mais moi ça me fait rire : surtout le cri poussé devant le miroir le matin (prendre du water-proof, c’est encore mieux. Et un homme au sommeil lourd. C'est mieux aussi. Oh! faut rire un peu).

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      Si j'aime les enfants? Hum... moui. Enfin, ce n'est pas le "concept" d'enfant que j'aime. Certains sont adorables et d'autres...

Et vous, quel enfant étiez-vous ? Sage, espiègle, infernal, ouvert, renfermé ? Si vous en avez, votre propre enfant ressemble-t-il au "vous" d'antant?

 

Bon bon. Ce billet  me laisse sceptique. Je me répands dans tous les sens. Mais tant pis, c'est fait.

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