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28.02.2008
déshabille toi, mets toi à nu
Oh les vilains coquins. Le titre vous a évoqué un billet coquinou et plein de promesses lascives et suaves…
Et bien non, du moins, point comme vous l'entendez. Rhabillez-vous, du moins vestimentairement.
Car il est question aujourd’hui de se déshabiller de manière "cérébrale". De se dévoiler émotionnellement voir sentimentalement parlant (soyons fous!).
Après ce strip-tease, que découvre-t-on de vous ? Un cœur de pierre ou un cœur d’artichaut ?
Il y aurait (de manière très basique) deux camps : ceux qui se dé-sappent et exhibent leurs émotions et les psychorigides pudiques à l’excès.
Ces deux camps seraient décomposés (encore selon les clichés) comme suit : les femmes dans la première, les hommes dans la seconde. Hum… Mince…Alors… Et entre les deux, la catégorie intermédiaire est-elle constituée d’étranges créatures hybrides ? La femme dure bourrée de sentiments testostéronnés, l’homme adoucit par de fulgurantes* envolées de tendresses.
(* un adjectif teinté de masculinité, s'est subrepticement glisé. Les mysogynes vont s'énerver sinon).
Mais oui, figurez-vous que certains sont capables de communiquer leurs sentiments (peu importe la nature de ces derniers d’ailleurs : papa, maman, le mari, le cochon d’Inde, l’amant…) avec une facilité déconcertante. Une grande spontanéité, un élan naturel et non réprimé par diverses considérations psy (que nous n’aborderons point ici. Il n’y a pas de divan freudien ni lacanien dans la place).
En amour, comment considérer ces démonstrations et déclarations trop rapides ? S’agit-il de personnes courageuses, pleines de naturel et spontannées, ou inconscientes ou juste légères ?
Ou peut être que l’importance accordée aux mots n’est pas la même pour tous… Allez savoir.
Et d’autres encore sont tout simplement handicapés de l’émotion et du sentiment. Des éclopés de la communication. Des paralysés de la phrase magique et des mots doux. Plutôt passer à la question, se faire arracher les ongles un par un, se faire écarteler plutôt que de se laisser aller.
Mais la vie faisant parfois bien les choses (oui, parfois….) les deux espèces antagonistes peuvent être amenées à se rencontrer. Et je peux vous dire qu’en matière de relation amoureuse, et bien c’est parfois plus que bienvenu.
Car en effet, si l’on fout deux éclopés du sentiment et de la communication ensemble, et bien l’on n’est pas rendu. Allez-y ramez ! De non-dits en sous entendus interprétés à la sauce de chacun, l’exercice peut être laborieux. Le jeu du chat et de la souris, ça va un moment. Au bon d’un moment, le chat lassé de courir, ira trouver une chatte plus coopérative et ouverte (… non rien).
Néanmoins les grands communicants, les généreux sentimentaux, peuvent paraître suspects également. C’est vrai ça. Celui ou celle qui se répand en bons sentiments très rapidement et/ou trop souvent peut voir sa sincérité remise en cause. Cela peut puer l’arnaque à plein nez parfois (paranoïa dans l'air..?)
Et puis je ne sais pas si certaine l’ont déjà constaté, mais certains hommes ont tendance à être très « bavards » lors des ébats. Ca balance du « Ich liebe dich » aux pics d’excitation. Non, non. Ca ne compte pas. Veuillez rejouer la partie… en surface plane et avec électrocardiogramme en mode apaisé. On ne nous la fait pas.
Pedro Nossol "Hotel room"
Car effectivement, « désirer », « être amoureux », « aimer » et bien ce n’est pas tout à fait la même chose. Il y a un crescendo. Faut pas tout confondre. Ah ben oui...
Bref cœur de pierre ou cœur d’artichaut dans l’évocation des sentiments… il s’agit encore de trouver le juste milieu (vous commencez à en avoir l’habitude au fil des notes). Certes. Mais ce n’est pas un exercice aisé. Parole de pierre (poreuse) ou d’handicapée (en cours de rééducation).
Patrick Bouchaud
Alors tendance artichaut ou béton armé ?
Aller, pour finir, un petit morceau, qui reste dans le ton (mais sans mièvreries: pas le style de la maison).
Calvin Harris "Love for you"...
23:19 Publié dans Musique: beauté et esthétique pour nos oreilles, Oh!!! C'est pas vrai!!, Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : sentiments, chats et chatte, dita von teese, calvin harris, pedro nossol, hotel room, musique
15.02.2008
Devoir sur table
C’est jour de fête. C’est la première fois que je suis tagguée.
Aujourd’hui donc, exercice de style imposé. Le sujet ? Mes petits trucs, habitudes et caractéristiques.
Les règles du jeu :- Mettre le lien de la personne qui vous tague
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner six choses/habitudes/tics importants chez votre petite personne
- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur page perso
- Avertir directement les personnes taguées
C’est Amylee (Trender), artiste trendy qui me donne le témoin de ce relais sur la blogosphère.
Je vais essayer de jouer le jeu tout en tentant de ne pas perdre (le peu) de dignité qui m’habite.
Nous avons tous plus ou moins des petites manies bizarres ou honteuses. Ce n’est pas demain la veille que j’en ferai part publiquement.
1) Le ketchup est mon ami.
J’ai découvert la bouteille de ketchup à l’âge de 5 ans, chez ma meilleure amie. Mes parents ont maudit ce jour.
Je ne mange presque rien sans ketchup : tous les plats dépourvus de sauce, en sont aspergés.
Les jours où il n’y en a plus chez moi, c’est le drame, je boude, je tape du pied. Il m’est d’ailleurs arrivé de me préparer une assiette de pâtes, servies dans l’assiette et tout et tout, pis d’ouvrir le frigo à la recherche de ma came rouge… et de ne pas la trouver. Et de retourner entièrement la cuisine comme une enragée. Rien. Qu’ai-je fais ? Et bien je n’ai rien mangé de la soirée. Point à la ligne. C’est tout. Sans ketchup, ni de sauce tomates, pas de pâtes, ni de riz, ni de pommes de terre, ni raviolis, ni cassoulet. Bref, je ne mange rien de tout cela nature.
2) La lumière du jour (en intérieur) est mon ennemie
Comment m’appelle-t-on chez moi ? Le vampire.
J’aime les ambiances tamisées, feutrée, chaudes, surtout dans la chambre. Alors je suis équipée de doubles rideaux afin de ne pas brûler sous la lumière vive du jour. Il n’y a rien de pire pour moi qu’une chambre à la lumière agressive, entièrement blanche et peu décorée/meublée. J’aurais l’impression de vivre en hôpital psychiatrique.
J’apprécie en revanche les cuisines et salles de séjour éclairées. Allez comprendre.
3) Je suis atteinte de quelques TOC
Je vérifie sans cesse que ma porte d’entrée est bien verrouillée. Sans cesse signifie à chaque passage devant la porte. Il est donc inutile de comptabiliser.
Il en est de même avec les plaques de cuisson. Avec les robinets (ceux qui passent derrière moi n’arrivent plus à les rouvrir).
Je vérifie un nombre incalculable de fois que mon portable est bien dans mon sac lorsque je sors de chez moi.
4) Je suis bordélique, et je vois avec mes doigts.
Mon armoire pliée (celle suspendue est ordonnée en revanche) reste rangée très peu de temps.
Je m’habille quasi-exclusivement en noir. Alors allez repérer et distinguer des vêtements dans ce fatras sombre.
Et bien figurez-vous que j’ai développé des qualités sensorielles hors du commun : je repère mes vêtements au toucher : les cachemires, les coton, manches longues/courtes, soie…
N’est-ce pas magnifique ça ? Je pense que je vais contribuer au développement des capacités de l'espèce humaine avec ça. Ma progéniture sera douée…
5) Je suis mono-maniaque musicalement/littérairement
Je suis capable d’écouter un morceau coup de cœur jusqu’à ce que mort auditive s’en suive. Mes oreilles me suppliant d’un spasme agonisant, je passe alors à autre chose.
Concernant les livres, je fonctionne également par thèmes, ces derniers correspondant eux-mêmes à mon état d’esprit.
6) Je suis incapable de jeter les magasines.
Pire qu’une salle d’attente chez le médecin. Chez moi, Mesdames et mesdemoiselles (les hommes s’en ficheront), vous pourrez trouver du magasine vintage de l’ère préhistorique.
J’ai presque envie de les mettre sous verre. Attendez c’est presque du papyrus ces reliques.
Du "OK Podium" de 1990, du "Jeune et Joli" 200 avant J-C, du "20 ans" de l’époque où j’en avais même pas 10.
Avec des articles mythiques tels que « comment l’embrasser », « Comment savoir s‘il veut sortir avec moi »… Toute la jeunesse pré-pubère.
On m’a menacée de les jeter pendant mon sommeil, de me droguer pour me les arracher. Mais je m’y suis accrochée, jusqu’à il y a trois mois. Je m’en suis enfin séparée, avant de suivre une psychothérapie et un traitement médicamenteux.
Déjà 6 choses citées ?
Et bien lorsqu’il n’y en a plus, il y en a encore. Jeu de jambes, c’est cadeau.
Non mais attendez, en cette période de disette, être tagguée c’est du pain béni. C’est du billet offert. Pas folle la guêpe ! Sont fous eux ! Non mais !
7) (subsidiaire) J’ai la phobie de mourir de soif et de faire pipi en lieu public
Il me faut toujours une petite bouteille d’eau dans mon sac. J’ai toujours peur de crever de soif en plein métro bondé, surchauffé, coincé en plein milieu d’un tunnel.
Le passage au pipi-room est obligatoire avant toute prise de transports en commun. Non mais imaginez un peu l’angoisse, de se tortiller dans tous les sens, tout transpirant, les joues en feu, la peur au slip de se faire dessus. Non, non, soyons prévoyants.
8) (Subsidiaire) Je ne peux dormir à des heures décentes
Je suis un oiseau de nuit (d’où l’allergie à la lumière vive certainement). Même lorsque je travaille plus de 12heures par jour, je ne suis que très rarement couchée avant 2 heures du matin. J‘ignore pourquoi, mais c’est ainsi, et c’est de famille. Autant vous dire que les couche-tôt souffrent avec moi. Il faut s'accrocher pour cohabiter avec un vampire drogué au ketchup.
Alors selon la règle ancestrale, je me dois de refiler le bébé à 6 autres personnes. Vous en faîtes ce que vous voulez!
- Emi : Je suis certaine que ce professeur d’Arts Plastiques, héroïne des temps modernes (oui, il faut se les farcir les petits hormoneux collégiens) a quelques petites habitudes/tics pédagogiques ou futiles à faire partager.
- Fressine : Certaine que Fressinette a des petites habitudes cinglantes ou rigolotes à révéler.
- Oopsgal : Elle nous avait fait une note « Je l’horripile quand… » en listant les petites manies qui énervent son cher et tendre. La liste pourrait peut être complétée. Nous sommes des chieuses filles après tout…
- Grégory (C toi le blog) : je ne suis pas certaines que le personnage acceptera de se livrer et de jouer le jeu. Mais sait-on jamais. Aller ! Quelques petites manies/habitudes particulières ! A la dure, à la Zemmour!
- Lady D : Très certainement déjà tagguée, mais tentons le coup auprès de la « galeriste qui shoppe plus vite que son ombre »
- Koyotte : Un sale gosse a toujours des mauvaises habitudes à confesser. Vilain va!
- Dyns (Street Luxe), ma catin, multi-tagguée mais tant pis. C’est pour l’emmerder.
A vot’ bon cœur Messieurs Dames !
Moi, j’ai fait mon devoir !
Bon, sinon, le vendredi, c'est mélodie. Un peu de musique que Diable!
LCD Sound System "Daft Punk is playing in my house"
07:00 Publié dans Musique: beauté et esthétique pour nos oreilles, Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : Taggs, LCD sound System
13.02.2008
On joue à la poupée?
Les filles qui jouaient à la poupée, à Barbie et Ken projetaient certainement certaines qualités sur ces personnages miniatures idéalisés. Oui, Ken sensé représenter l’Homme, le fiancé, le mec quoi.
Je ne trouve pas d’équivalent pour les garçons. Remarquez, je détestais les Barbie. Je ne comprenais pas comment jouer avec ces grognasses toutes en jambes et cheveux. Je leur rasais la tête, les fringuait et puis c’est tout. Moi ma passion c’étaient les sorcières de contes d’enfant. J’aimais les sorcières.
Bref. Toute cette introduction pour en arriver à évoquer les qualités recherchées chez l’Autre.
Certaines évoquent (avec drôlerie) l’idée du Prince charmant.
Il est vrai que l’on grimpe dans le train des histoires amoureuses avec, d’emblée, un certain bagage. Certaines attentes vis-à-vis de l’autre. Certaines exigences plus ou mois conscientes.
On veut, on désire l’autre seulement s’il est comme-ci ou comme-ça, s’il réagit de cette manière là ou d’une autre.
Et puis l’expérience, les cassages de gueules, l’âge, bref la vie font que parfois, certains savent que certains traits de caractères sont désormais rédhibitoires. « Plus jamais ça » qu’ils disent. (Mon oeil que je dis).
Mais c’est assez « drôle » (mieux vaut en rire) de constater que certaines personnes n’ont de cesse de tomber sur les mêmes profils. C’est fou d’ailleurs.
Ils ont beau dire « c’est fini bla bla », et bien à la prochaine rencontre "PAF" la même rengaine.
C’est « bien » foutu tout de même un être humain : des antennes, des capteurs, des ondes, des phéromones. Et l’Autre est aspiré par nous. Et vice-versa.

J’ai vu des cas flagrants d’ailleurs. Il y en a même un qui a fini par se marier à une fille complètement barge qui l’a harponné. Aussi barge que ses anciennes copines. Il n’est pas heureux. Mais c’est comme ça. Que dire !
Il y a donc les aimants à chieuses, à bads boys, à filles névrosées, à mecs coureurs de jupons, mythomanes et j’en passe.
D’autres encore se disent que certes la personne en face est vraiment une belle personne. Mais qu’il lui manque certains traits de personnalité, qui feraient d’elle LA personne. Est-ce chipoter ?
Et là, je dirais "Votre attention M’sieur Dames, à vot’ bon cœur, siou plaît" :
Jusqu’où chercher ? Jusqu’où concéder, renoncer à l’Idéal ? Mais oui. Car à force de chercher l’herbe plus verte ailleurs, et bien … (je ne trouve pas de suite. La honte). Ou bien au contraire, peut être ne faut-il pas renoncer et prendre le risque de chercher la chaussure à son pied ? Pas du 36 1/2 ni du 37. Du 36 pile poil. C’est dangereux aussi, non ?
Vous allez certainement me dire jusqu’à ce que l’on soit heureux, qu’il n’y ait plus de doutes, que les oiseaux volent dans le ciel (attention ça chie en vol les oiseaux, c’est fourbe!).
Mais ce n’est pas si simple. Non non. Il faut parfois tergiverser entre ce dont on a envie chez l’Autre et ce qui nous conviendrait. Oui, parfois le désir et l’envie nous font nous retourner sur certains profils. Mais l’on sait pertinemment que ce n’est pas pour nous.
Cela provoquerait un effet chimique explosif. Alors pour casser le cercle vicieux il faut se tourner vers celui ou celle qui nous fait vraiment du bien, qui nous complète, qui stabilise le tout. « Mais on risque de s’ennuyer alors ! » dit quelqu’un au fond de la salle. Ah oui. C’est le risque hein !
Bref: Savez-vous aujourd'hui ce qui vous convient vraiment? Ou peut être l'avez-vous rencontré? Les qualités primordiales et les défauts rédhibitoires?
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Hey ! C’est fou. L’album d’Amy Winehouse réside dans mon ipod depuis des mois. Je ne l’avais jamais écouté.
Je ne sais pas exactement pour quoi. Je n’étais pas dans le « mood » pour ça. Oui, j’ai besoin d’être dans un état d’esprit correspondant à une musique pour l’écouter. Et puis trop d’ovations, d’éloges envers un artiste ça me refroidir parfois. (Le dernier exemple : Mika. Non mais ce n’est vraiment pas possible. Je ne comprends pas cet engouement. Bizarre).
Et bien cette nuit. C’était le moment. J’ai tourné la molette et cliqué sur son album.
Et bien oui. Wouah ! Ca me parlait et mes cellules ont frétillé. J'adore. Tard, certes, mais j'aime.
C’est bête à dire, mais elle les a mérité ses Grammy Awards.
Cette petite nana a des airs de Gainsbarre.
Amy Winehouse "Wake up alone"
J’aime la façon dont elle cherche son mec du regard avant de chanter.
07:25 Publié dans Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : Barbie, Ken, Amy Winehouse, Grammy Awards
08.02.2008
Quelqu'un m'a dit...
Hier soir:
"Pourtant quelqu’un m’a dit, Milla, mais lâche-toi un peu
C’est quelqu’un qui m’a dit, Milla, mais lâche-toi un peu
Serait-ce possible alors…"
La la la !
Aller tous ensemble ! (c’est tendance le karaoké parait-il. Et Carla aussi… M’enfin moi le karaoké…).
Et bien non, ce n’est pas possible.
Bref, je n’entrerai pas dans les détails du pourquoi et du comment de cette demande de lâcher prise, d’ouverture des vannes, de dilatation de l’esprit, de spontanéité, ou que sais-je encore.
C’est certainement mon côté Bree qui explique celà.
Bref. Ce fourbe reproche quant à ma pseudo psychorigidititude m’a amenée à laisser divaguer mon esprit (coincé et peu prompt à la fraîche spontanéité rappelons-le). J’ai donc digressé dans mon for intérieur.
Et j’en suis venue à m’interroger sur le degré d’intimité et de complicité dans le couple.
Néanmoins, je ne vous parlerai point aujourd’hui de la complicité sous le prisme de la psychologie, ni du degré de partage et de connivence entre deux personnes et tout cela. C’est sérieux comme sujet.
Non. J'évoquerai plutôt pour les besoins du billet, une « complicité » disons, plus terre à terre. Aller, ras les pâquerettes même ! Soyons fous ! Lâchons-nous que Diable.
Mais oui, car certains couples partagent tout. Quand je dis tout c’est TOUT. De A à Z.
Alors nous avons ceux qui se rendent aux commodités en laissant la porte ouverte. Ils peuvent même discuter du menu du soir ensemble, face à face l'un en pleine action, l'autre spectateur à côté. C’est charmant. Si si, j’essaie de m’ouvrir, de comprendre.
Mais je ne sais pas. Non j’essaie, mais je n’y arrive vraiment pas. Doux Jésus ! Mais pourquoi faire cela ?
Pour certains, voir son partenaire en pleine action « petit coin» relèverait même du fantasme. Oui, alors là, je m’incline. Lorsqu’on entre dans l’ère du fantasme, point de critiques possibles. Ce n'est plus de l'ordre du discutable. Chacun ses préférences.
Et nous avons ceux qui comment dire….
Hey! Monsieur Bigard, j’aurais besoin de vous sur ce coup. Vous savez le "Prout" et tout ce qui suit.
Non mais attendez… Où va-t-on ? (Oui, allez-y le « dans ton cul" est pour une fois parfaitement approprié).
C’est fou. Non mais je n’imagine pas mon mec me faire ça, excusez moi. Un accident tragique peut arriver, certes, mais le laisser aller et le manque de respect auditif et odorant pleinement délibéré et prémédité et bien, non. Impossible. Outrée que je serais. Il aurait intérêt à courir vite le garçon.
En plein dans le mille... Si l'on peut dire.
Mais je vous jure ! Il y en a même un qui a sorti un petit traité intitulé en toute simplicité (pourquoi y aller par quatre chemins finalement) L’Art de péter publié en 1751.
"Etre esclave du préjugé peut coûter cher. Ainsi, une femme qui, par coquetterie, n'avait plus pété depuis douze ans, est morte de s'être trop retenue... Cette anecdote, parmi bien d'autres, est rapportée par un érudit du XVIIIe siècle, Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut, pour qui péter était un art et le pet, bien lancé, une arme sociale".
Un ancêtre de Jean Marie Bigard cet illustre monsieur ou bien ? Et puis si la littérature s'en mêle...
Mais finalement je crois que ma personnalité orientée Bree Van de Kamp me sied bien finalement. Non, vraiment.
Bon aller, puisque nous sommes sur le ton de la confidence : les jours de fête et de grand laisser aller ou d’oubli de soi, dans ma grande mansuétude, je peux émettre.. un rot. Ce n’est pas fou et formidable ça ? Attendez, ça vaut son pesant de dévergondage non ?
Mince je me rends compte que les commentaires vont être ardus sur ce coup.
Et j’ai honte aussi. Ce billet pue (pardonnez-moi l'expression odorante).
Et puis tant pis, c’est ce qui me passait par la tête cette nuit.
Donc franchement: un peu de mystère/retenue/psychorigidité (au choix) ou la "franche complicité » dans le couple… ?
Ceci dit, je vois mal certains déclarer oui effectivement, nous c’est "pétage à tous les étages" et ouverture de porte quand ça nous chante. Mais sait-on jamais. C'est peut être moi la coincée.
Oh! et puis pendant que j'y suis (je suis prise de TOC ou du syndrome Gilles de la Tourette) cette ambiance potache rappelle à mon souvenir quelque chose de l'enfance:
Les CRADOS. Je ne sais pas si vous avez connu. Mais moi j'ai adoré ces petites images dégoûtantes à collectionner.
07:30 Publié dans Oh!!! C'est pas vrai!!, Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : couple, complicité, toilettes, glamour, Bigard, Carla Bruni, Bree van de Kamp
04.02.2008
Quand je serai grand(e)
Il s’agit d’une pensée que l’on a tous émise il y a (plus ou moins) longtemps.

Et bien l’écart entre ce que l’on imaginait et ce que l’on est peut être est parfois très grand. Ou pas.
Les petits garçons rêvent d’incarner des pompiers, des astronautes, ou des policiers (ah… pas sure que cette profession suscite encore des vocation parmis les petits d’aujourd’hui… Si ? Bon. ), et les filles rêvaient de devenir tout un tas de personnages niaiseux.
J’ai quant à moi d'abord rêvé de devenir scientifique et chercheur. J’ai écumé tous les livres scientifiques pour enfant, supplié pour obtenir mon cahier de vacances tous les étés, commandé des microscopes à Noël, acheté toutes les cassettes vidéos « Il était une fois la vie ».
Le cerveau n’a pas suivi le salop, le neurone scientifique n’a pas été fourni à ma naissance. Je crois même avoir subi une ablation arbitraire de l'hémisphère gauche du cerveau (vous savez, la logique, le rationnel...).
Puis ce fut au tour de gymnaste championne olympique (oui, on ne se refuse rien) : les restes de souplesse me servent aujourd’hui, par exemple, à passer sans encombre par-dessus les tourniquets du métro (pour frauder oui Madame) les jours d’oubli du passe Navigo (c'est-à-dire très très souvent). Si ce n’est pas du recyclage d’aptitudes ça, je ne sais plus comment je m’appelle.
La profession d'Hôtesse de l’air m’a traversé l’esprit également. Ne me demandez pas pourquoi. Certainement l’uniforme, qu'en sais-je moi.
Puis étrangement (ou pas) ma personne a caressé le rêve (ou fantasme) d’exercer la noble profession de danseuse un peu dénudée. Ne cherchons pas la cause. C’est bien inutile.
Et bien, le destin m’a donné la honte l’extraordinaire opportunité de caresser du bout des doigts (mais vraiment du bout) il y a une dizaine d’années: de manière habillée (évidemment, enfin) et dans une boîte bas de gamme, d’un coin reculé de nos contrées. Si ce n’est pas chatoyant, élégant et plein de classe ça… (ne riez, ni ne vous offusquez pas, s’il vous plaît. Il faut que jeunesse idiotie se passe).
Admirez un peu la subtile transition, pour le moins étrange. Qu’a-t-il bien pu se passer dans l’enfance pour passer du rêve de scientifique à celui de danseuse dénudée ? Un traumatisme lors de la petite enfance… qui sait ? Madame Dolto ?
Elle a tout compris au vert sapin Dita
Puis en grandissant, c’est la noble profession professeur de philosophie que j’ai sérieusement envisagée (mais l’amour des adolescents est tel(lement inexistant) chez moi que j’aurais eu peur d’en manger un par la peau des fesses).
Petite digression: il existe quelque chose de relativement incompréhensible chez certains petits imbéciles jeunes d’aujourd’hui : « je veux être une Staaaaar » (l’œil vitreux et la bave au coin de la lèvre), entend-on lors d’émissions télévisées. Ah oui… Effectivement. Oui oui. C’est parlant comme concept. Le pire est que ce sont les plus dénués de talent les plus acharnés en la matière.
Ils s’accrochent à ce mirage "star system" tel le morpion au pubi(s) (plus joli le « s »muet). Bref. Mes enfants ne seront pas comme ceux-là. Au pire, je prévoie d’acheter un grand frigidaire, au cas où (quoi ouhhhhhh ! Ca va, de l’humour noir, non ?).
Bref, nous y sommes. Je suis « grande » aujourd’hui. Du moins extérieurement. Et vous aussi, vous êtes « grands » aujourd’hui. Que dire… Et bien…le grand écart (je suis souple, dois-je le rappeler).
Plus sérieusement, je regarde aujourd’hui avec beaucoup d’admiration et d’envie les personnes qui ont su poursuivre leur voie, leurs rêves (réalistes, entendons nous bien) et qui vivent aujourd’hui d’un métier en totale adéquation avec leur personnalité, leur passion, leurs convictions.…
Ce n’est certes pas donné à tout le monde. Néanmoins ils ont certainement osé, ont su faire certains choix. Tandis que d’autres se sont contentés de rentrer dans les rangs, comme de bon petits soldats, avec un métier plein d’angles droits, alors que leur personnalité étrange est pleine d’arrondis, de zigzags, de gribouillis.
Le tableau dressé est, je le concède, dépourvu de nuances. Merci doux Jésus, Marie-Joseph, il est bien évidemment possible de concilier le tout et de s’épanouir dans une profession apparemment aux antipodes de notre personne. Bien évidemment, le travail ce n’est pas tout (je dirais même « et comment »). Bien évidemment, il faut manger et payer les factures. Bien évidemment...
Mais j’avais un billet à écrire. Et avec le juste milieu, la nuance, point de caricatures.
Et vous, grand écart, ou totale cohérence entre les rêves d’enfant et la vie de grand ?
J’ai écrit ce billet à demi éveillé cette nuit. Je crains de le regretter en le relisant dans un état mental normal.
07:20 Publié dans Pieces of me | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note


























