02.09.2008

Ecole Buissonière

champêtre

 

Septembre! C'est la rentrée, l'heure de la reprise de la plume (ou du clavier), du cartable, et des jeux dans la cour de récré virtuelle.

Mais l'âme du blog s'est enfuie. Elle s'est purement et simplement fait la malle, l'insolente.


Il a été fait appel à un chamane afin de la rattraper par la peau des fesses, un avis de recherche a été placardé (pas de récompense monétaire à la clé en revanche, je ne suis pas Crésus).

Une fois l'inspiration et le temps disponible retrouvés, des petits billets réapparaîtront... je pense.


En attendant, une grosse bise à toute âme qui vive passant par ici.

 

Photo: E. Haase.

 

01.07.2008

Tou-tou-you-tou !

 

roger weber

 

Aller, on lève la patte, on alète, on souffle, on grogne, on se met à quatre pattes ! Alllleeeeeer !

Par tous les Saints !

Non, mesdames et messieurs, damoiseaux et damoiselles, nous ne sommes point au zoo, ni au cirque Pinder. Enfin… peut être bien que si, tout bien considéré.

Ce lieu est peuplé d’une certaine faune qui adopte par mimétisme certaines attitudes animales.

Ce lieu est la « Salle de sport » !

Une amie m’a demandé de venir passer une « journée test-découverte » avec elle dans une salle de sport.

Histoire de repérer les lieux, de venir tâter le terrain, humer l’ambiance, avant de se pacser au Club pour une durée de un an. Dure réflexion, on y réfléchit à deux fois. La relation avec le club de sport est en effet un engagement qui n’est pas de tout repos, elle nécessite efforts, concessions, sueur, mais apporte (encore heureux ! oh eh!) un bénéfice indiscutable : un corps d’enfer et une forme olympique. Un corps d’enfer donc. Surtout (point d’hypocrisie. C'est l'été, les corps sont dénudés). Cher payé ce corps délesté de cellulite... Bref.

1ère étape : Visite du zoo club. Par un aimable guide testostéronné  bâti tout en reliefs, aux muscles menaçant d’exploser sous le débardeur moulax échancré de la mort (une taille 12 ans ?).

Direction la salle des machines. Mazette ! Une salle emplie de messieurs grand format ou en devenir, soulevant de la fonte. Des vélos, des vélos elliptiques, des tapis de course, le tout agrémenté d’une multitude de boutons multicolores, afin de varier la vitesse ou l’inclinaison de la bête. A manier avec précaution. J’ai failli atterrir sur la vitre en raison d’une erreur de manipulation (je dois en conclure que je ne cours pas encore comme une gazelle dopée).

2nde étape : les cours collectifs.

Nous avons décidé d’attaquer la bête de front. Pas de tergiversations : Après scannage des zones à travailler, mon amie et moi sommes tombée d’accord sur l’attaque frontale du bidon et du fessier. Cours d’abdo-fessiers donc.

Un jeune garçon allongé et souffrant à mes côtés (oui, il y avait deux jeunes hommes à ce cours) me fait des sourires de hyènes constipée agonisante, l’air de dire « ah c’est dur ! on en chie hein ! ». Hum…

Une dame d’un certain âge, grogne sans cesse car elle n’arrive pas à suivre et monopolise le professeur de Bidon-Fesses.

C’était drôle, c’était dur. Le lendemain, je n’ai pas pu me lever de ma chaise. Abdo-cuisse-fessier tétanisés de douleur. Le premier qui tentait de me faire rire prenait un coup de boule.

Le passage par le cour de Yoga (cette discipline me passionne). En entrant dans la salle, mon corps et ma raison se sont ravisés. Les participants n’avaient déjà plus forme humaine. Des ouistitis par dizaines me narguaient avec leurs poses recherchées de contorsionnistes, juchés sur leur tête, les pieds au plafond. J’ai rendu les armes. Un zoo je vous le dis. En vérité je suis jalouse: ces êtres lumineux en pleine lévitation m'ont énervée.

3ème étape : Les vestiaires.

Alors là. Mais alors là. C’est tout un monde. La femme à l’état naturel. En méga-zoom, et en dolby surround.

Et vas-y que je te fais la bise, et que je papote: « Ca va Lucette ! » « Alors quoi de neuf Odile ? » « Smack, smack ! », bloquant le passage du vestiaire de leurs corps…nu.

Je vois la scène, somme toute banale (elle est imposée mes yeux). A la seule exception que je vois des seins se balloter, des fesses dans tous les sens.

Excusez-moi Madame, j’aimerai accéder à mon casier sans avoir à frôler votre derrière , ni à zouker collé-serré épidermiquement avec vous. Merci bien...

Mes yeux voient également des femmes se passer de la crème sur le corps adoptant des poses laissant libre champs sur leur intimité (portes ouvertes autrement dit). Je vous épargne certains détails peu ragoutants tels le changement de protège slip en plein milieu des vestiaires (à quoi sert le petit coin?).

Particulier. Mon amie et moi quelque peu gênées ne nous sommes pas attardées (un peu pudiques).

Verdict mitigé. Mais visite intéressante. Et cours plutôt motivant et sympatique.

Le pacs avec le Club me demandez-vous ? Ah, et bien mon amie a décidé,  après mûre (ré)flexion-extension, de faire un break. Pas certaine de ses sentiments, elle veut prendre son temps pour réfléchir. En attendant, elle a pris deux amants : une crème raffermissante, et des électrodes musclantes (ceci est encore une autre histoire).

 

20.06.2008

Yin & Yang

olga samuels iguane.jpg

 

Je joue le jeu du dernier « touché !c’est toi le chat !», ou plus communément du dernier Tag en circulation. Lucia Mel m'a  attrappée.

La mission : révéler quelques unes de nos contradictions (5 selon la règle).

Je ris intérieurement, un peu jaune il faut le dire. Disons simplement que je suis une contradiction sur pattes. Mais nous resterons dans le vague:

  • Je suis issue d’une alliance de deux continents que l’on peu qualifier d’opposés en bon nombre de points. Un milk-shake d’origines un peu étrange, mais ça va, c’est consommable.
  • Les astres s’y sont mis également : pas de signe astrologique bien défini. Un coup l’un, un coup l’autre selon les Marie-Claire, Elle, Métro… Cela s’appelle naître le cul entre deux planètes (…je n'ose imaginer la taille du fessier…).
  • La réserve et  la gentillesse comme caractéristiques apparentes. Cependant, un réel problème avec certaines autorités (en uniforme ou non), et une manière parfois vigoureuse de défendre certaines idées ou points de vue (lorsque je sais que j’ai pense avoir raison). Parfois, ça fini mal…
  • Froide en apparence mais un peu fofolle menacée d’internement pour ceux qui me connaissent vraiment (oui, c’est difficile à imaginer pour beaucoup). Marie-Chantal ose parfois ôter son serre-fesse-tête de velours.
  • Je n’aime pas le fromage. Mais j’aime le fromage. Tout dépend de son accompagnement : nature non, sur une pizza oui, un sandwich non, une fondue oui.
  • Au Collège et au lycée, mes amis faisaient partie des "grandes gueules populaires" de l'établissement (bien pour les bon plans du week end), mais je trainais plus volontier  avec la fille un peu bizarre isolée (genre Daria), ou la nouvelle débarquée en cours d'année de la campagne du Nord avec son accent ch'tis (j'ai eu droit en avant première à des cours de langue)...
  • Je n’aime pas trop le désordre. Mais je hais les intérieurs aseptisés/morts façon pages de catalogue (une maison ça vit). Pour concilier le tout, mon cerveau a choisi de répartir équitablement selon les pièces : salle de bain/cuisine rutilantes. Chambre, et bureau free-style. Salon, entre les deux. Ainsi,  je tout le monde est content.
  • Psychorigide sur certains principes de vie, mais complètement à l’ouest et décalée  le reste du temps, beaucoup de mal avec les règles (à ne jamais sortir en entretien de recrutement).

  • Habillée de noir constamment le plus souvent, mais adorant la couleur en décoration d'intérieur (enfin point trop n'en faut, nous ne sommes pas au cirque non plus).

Selon la règle ancestrale, je refile le bébé (mais vous pouvez l’abandonner dans la foule si vous n‘en voulez pas) à :

-          Lady D.

-         Oopsgal

-          Connasseee

-          Koyotte 

-          Emi

         Et le numéro complémentaire:

          Fran
 

          Musique du jour:

     

          Mon morceau préféré de Mahavishnu Orchestra:

 

          Un morceau de Jil Scott que j'adore et reprenant un sample du morceau précédent:

 

g         Photo: Olga Samuels

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