13.05.2008

Bien dormi? ... La première nuit

 

 

 

1484713369.jpg

Non, il ne s’agit pas de sexe, de galipettes, ni de tout autre chose de l’ordre de la luxure.

Il s’agit là simplement de la première nuit partagée avec l’Autre. Celui /celle avec lequel /laquelle un premier réveil matinal est partagé.

Alors certes, ce premier partage d’intimité n’appelle pas toujours d’émotions particulières. La lèvre et le menton tremblotant, l’œil énamouré en regardant l’Autre endormi, l’émotion, ne seront pas de la partie pour un réveil aux côtés d’une « expérience » d’une fois. Mais lorsqu’une once de sentiment, le début de "quelque chose" est là, avouez tout de même que ce moment est souvent particulièrement charmant… Enfin, disons plutôt que c’est un moment qui a son charme.

La première nuit passée ensemble et le premier réveil constituent  pour certains un moment anodin, banal. Mais, pour d’autres,  il s’agit là d’un réel partage d’intimité. C’est tout de même laisser l’Autre se rapprocher, se laisser découvrir à nu. Un moment parfois même plus intime que le sexe. Certainement pour cela que le coup d’un soir, n’aime pas partager ce moment, partant au petit jour, une fois la petite affaire effectuée et consommée … ?

1119794454.jpg

 

Et d’ailleurs comment se déroule cette première nuit ?

Ah mais si, c’est intéressant! La chorégraphie du sommeil, la danse nuptiale-nocturne en couple est assez drôle parfois à observer.

Le koala et son eucalyptus:  celui/celle toujours accroché(e) à une partie du corps de l’autre, le bras, le cou, une jambe, un sein, ou que sais-je encore.

Le couple Tétris corporels. "S'emboîter coûte que coûte", telle est leur devise. Un record à battre chaque nuit?

L'envahisseur: Prévoyez une couette de secours et éventuellement un matelas d'apoint dans l'éventualité d'une expropriation ou expulsion par le partenaire faisant l'étoile de mer sur toute la surface du lit. 

L'indépendant/en solo    : chacun de son côté du lit, point trop n’en faut! Chacun pour soi la nuit, on se retrouve à la levée du soleil, ok ! Attention tout de même en cas d’incompatibilités. L’alliance  "koala" +  "indépendant" peut donner un mélange détonnant (« Pfff mais quel pot de colle, mais lâche-moi bordel ! »). Généralement, le "solo" qui ne s’adapte pas se fait la malle au bout du lit une fois le kola neutralisé/assomé endormi  (un bon compromis).

Et il y a ceux qui se tiennent à carreau. Pas de faux-pas la première fois. Le musée des horreurs ouvrira ses portes plus tard. N'effrayons pas tout de suite.

Puis, à l’aube (oui, bon. L’aube c’est plus charmant que « sur les coups de 14 heures »).  Donc. A l’aube, c’est l’occasion d’en apprendre encore d’avantage.

C’est donc l’occasion de découvrir l’Autre plus naturel, avec sa vielle gueule sa bouille et son humeur du matin.  Est-il tête ronchon ou smiley matinal, deux de tension ou pile électrique dès l’œil ouvert. Est-il du matin ou.. (ah, on s’égare…).

Bref, ce premier réveil partagé à deux, après la nuit ?

312363829.jpg

Photos: Sally Gall , Christian Crisbasan

Arthur H "Confessions Nocturnes". Un chanteur que j'aime beaucoup (quelle voix!). Je ne me lasse jamais, d'écouter les dernières 1min 30 d'instru' sur ce morceau.

free music

 

 

 

Egalement dans mes oreilles en ce moment: General Levy/ M-Beat. Un bon vieux morceau Jungle/ragga dont je ne me lasse pas. Ca secoue là-dedans! Aller, debout!

free music

  

05.05.2008

Rencontres-clés

458752428.3.jpg
 La bonne voie?
 

La rencontre est entendue ici au sens large... avec l'autre.  L’Autre, et bien c’est l’autre quoi ! Un homme, une femme, un enfant, un voisin, un futur ami, un inconnu de passage avec lequel on échange deux-trois mots dans une salle d’attente ou dans le métro.  Bref tout être vivant de type  humanoïde.

Ah oui ! Pourquoi ce billet… Je regardais l’autre fois fixement le plafond (vous devriez essayer, c’est très sympa. Sur les surfaces inégale, c’est encore plus drôle, on peut y voir divers dessins et petits bonhommes) et je pensais et énumérais les  rencontres « intéressantes », signifiantes effectuées à ce jour.

A ceux qui ont croisé ma route ou moi la leur, même furtivement, ou bien même, de manière apparemment « superficielle ».  A ceux et celles qui ont ou pourraient occasionner un évènement décisif, un tournant, un déclic, une prise de conscience, une déception ou une belle surprise.

Ce que j’en déduis finalement ? Et bien point de hasard il n’y a. Semble-t-il.

Enfin chacun interprète à sa guise. Nous avons ceux qui ne se posent pas la question, et ceux plus torturés qui se demandent pourquoi un/une telle à croisé mon chemin, sublimé soudainement ma soirée, ou piétiné mes plates bandes et saccagé mes rosiers (la rencontre n’est en effet pas toujours très heureuse ou positive).

Les « rencontres clés ».  Il arrive donc parfois que l’on se retrouve en peu de temps avec un trousseau de plusieurs clés. Plusieurs portes à ouvrir ou pas. Diverses possibilités. Plusieurs choix et décisions à effectuer.

Qui a une boussole dans l’assemblée ? Cap au Nord, au Sud, Nord-Nord Est ? Accélération? Marche arrière? Qui a un GPS avec détecteur des radars et culs de sacs ? On mise sur l’instinct et l’audace ou bien sur la prudence ?

Pff !  C’est épuisant ! Garons-nous sur le bas côté le temps de décider, car ça klaxonne derrière. Et sous la pression, point de bonne décision.

Pourquoi ne pas consulter la boule...
2134792265.jpg
 
 
Photo: Wolfgang Pohn 

29.04.2008

Ah, désolée, mais j’ai piscine là !


1502273778.jpg
 
 

Situation : Petit repas avec une amie pas vue depuis quelque temps et que j’aime beaucoup, dans son appartement.

Scénario initial : Deux filles se racontant leur vie en long, en large, fous rires et cætera.

Jusque là, tout va bien. Tout cela n’est somme tout que de l’ordre de l’ordinaire.

L’élément perturbateur : Appel du copain du moment de mon amie. Regards furtifs de mon amie vers moi. Regards même très étranges de mon amie sur moi… Sourires en coin. Mon oreille perçoit les paroles  d'une conversation étrange également. Raccrochage du téléphone. Bon.

« Tu ne vas pas me croire. Tu ne devineras jamais ce qu’il vient de me proposer » me dit-elle.

 J’ai donné ma langue au chat.

Je n’aurais pas du... la donner.

Disons que le charmant garçon a eu la lumineuse idée de proposer à mon amie de se rendre dans un endroit où les gens sont très partageurs avec leur corps et leurs ébats. La  générosité que voulez-vous. Cette proposition fait sourire, après tout pourquoi pas. Si cela la tente. 

569922597.jpg

 

Apparemment je n’avais pas bien bien bien compris : j’étais comprise dans le pack, dans l’invitation. Gentiment conviée j'étais.

(….)

Un autocar d'anges passe.

Puis éclat de rire. C’est la caméra cachée, me suis-je dit. Bande de salauds plaisantins!

« Aller, juste pour regarder » ! renchérit-elle. 

Après trois appels du garçon pour s’enquérir de ma réponse,  je n’ai plus ri. Car figurez-vous qu’y aller à deux avec sa copine, ça ne l’intéressait pas. C'était tous les trois sinon rien. Alors RIEN! Oh!

"Où sont les toilettes",  ai-je demandé, "je reviens".

« Mais ce n’est pas vrai ! Même pas une petite fenêtre ou une lucarne dans ces WC pour se viander  foutre le camps dehors ». (Oui, le garçon proposait même de passer là tout de suite). J'ai préféré risquer le traumatisme crânien plutôt que de risquer le traumatisme visuel et sexuel.

Hum… comment te dire ma chère amie. Bon, disons qu’à cet instant même, présentement,

- l'alignement actuel des planètes semble déconseiller les mélanges corporels aux Verseaux,

- quant à mes globes oculaires, ils ont menacé de sortir de leurs orbites et de rouler jusqu’à l’Autoroute A15 si je leur expose les ébats de ces gentilles personnes à la libido expressive et généreuse.  

- De plus, je n’ai que ce vieux jean flare délavé et ce vieux débardeur sur moi, alors ce n’est vraiment pas possible. Je ne suis point dans le dress-code, tu comprends.

- Et qui plus est, ce soir j’ai piscine, suivie d’un cours nocturne de poterie façon art Pygmée.

Je crois que ce dernier argument a bien fonctionné, car nous avons pu terminer ce repas aux chandelles tranquillement, continuer à jacasser jusqu’à pas d’heure, rire de cet épisode, et surtout l'oublier (du moins me concernant...).

L'argument "Piscine"! Retenez-le! Il n'y a que ça de vrai.

Quoique... un simple "non merci" peut faire ses preuves également. 

 

Scénette réalisée sans trucages. Cascades réalisées par l’auteur elle-même.

 

Photo: Bruno Bisang